• Marie-Aude Desenne

Les compulsions alimentaires

Nous mangeons pour répondre aux manifestations de notre estomac, pour assouvir notre appétit mais bien souvent, c’est également pour répondre à nos émotions. Quand ces mécanismes et ces habitudes sont en équilibre, tout va bien… jusqu’au moment où notre alimentation devient dicté par nos émotions et nos compulsions.


En effet, n’est ce pas commun de rassurer (ou récompenser) un enfant par un bonbon ou un gateau ? Or par ce type d’action, nous donnons à l’alimentation une dimension affective, parfois festive et d’autres fois réconfortante.


QU'EST CE QUE LE GRIGNOTAGE EMOTIONNEL ?

Nous mangeons pour apporter de l’énergie à notre corps. Cela arrive habituellement lorsque nous ressentons physiquement la faim.


Cependant il arrive assez souvent de manger, non pas pour satisfaire la faim, mais pour satisfaire nos émotions (colère, joie, tristesse, ennui…) et ressentir un apaisement. C’est ce qu’on appelle le grignotage émotionnel. Cependant l’aspect apaisant de cette prise alimentaire fait, la plupart du temps, rapidement place au fardeau de la culpabilité et aux angoisses

Faire la différence entre faim et grignotage émotionnel:


- Le grignotage émotionnel survient brutalement, tandis que la faim se fait sentir progressivement.

- Même si vous êtes rassasié, vous pourriez continuer à manger pour satisfaire une émotion.

- Si votre estomac gargouille, peu importe ce que vous mangez pourvu que vous le remplissiez. Si vous avez envie d’un aliment en particulier, surtout gras ou sucré, alors vous cherchez certainement à nourrir une émotion.

- Vous avez le sentiment de devoir manger l’aliment dont vous avez envie sur l’instant. S’il s’agit de la faim réelle, cela peut attendre.

- Après avoir succombé au grignotage émotionnel, vous pouvez vous sentir coupable et regrettez votre geste.


Gérer le grignotage émotionnel :


1. Restructurer les repas : repas complet et équilibré en termes de qualité et de quantité. De même, plus les repas seront réguliers et pris dans le calme, moins les envies de grignotages émotionnels se feront ressentir.


2. Le matin, en cas d’absence de faim, vous n’êtes pas obligé de prendre un petit déjeuner. Cependant, n’hésitez pas à prendre une collation avec vous : Ainsi, vous pourrez le consommer dès que la sensation de faim apparaîtra (yaourt/ fromage blanc, fruit, graines oléagineuses…)


3. En cas d’envie compulsive de consommer, posez-vous certaines questions : Ai-je vraiment faim ? Quelles sont mes émotions actuelles ? Est-ce mon estomac ou mes émotions que je nourris ? N’hésitez pas à noter vos émotions afin de mieux les exprimer et peut être d’en prendre conscience plus facilement. L’objectif est d’essayer de les comprendre et non de lutter contre elles.


En effet, plus vous essayerez de lutter contre vos émotions plus elles grandiront jusqu’à devenir incontrôlables. Et oui, l’émotion finira toujours par s’exprimer, d’une manière ou d’une autre (comme avec l’alimentation !) Ainsi, cherchez la cause et essayer de voir quel moyen serait le plus adapté pour mieux les accepter. Donc si vous vous sentez en colère, sentez-vous en colère.


4. Au final, si la tentation est trop forte, autoriser vous tout de même à manger mais prenez le temps de déguster cet aliment. Sentez le, regardez le, appreciez le. Prenez plaisir à manger, ressentez le positif que cela vous apporte et prenez conscience du reconfort qu’il vous procure. Inconsciemment, vous mangerez moins car vous aurez apporter un réconfort immédiat à votre organisme.


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